Démarche artistique

Créée à Nantes en 2016, la compagnie Marguerite d’Amour utilise le théâtre et le clown pour proposer des spectacles qui interrogent les émotions, la vie intérieure et l’intime. Elle s’intéresse en particulier à la parole du quotidien, surtout lorsque celle-ci – qu’elle soit grave, légère ou naïve – donne accès à cette vie intérieure, tout en invitant le spectateur à plonger dans son propre vécu, son propre univers intérieur.

 

 

Partir d’un petit rien pour parler de l’être humain et du tragique de sa condition humaine, à mi-chemin entre rire et larmes, c’est précisément le propre du clown, et c’est cet aspect que Marguerite d’Amour a exploré dans son premier spectacle Le grand huit (solo de clown, 2016).

 

À partir de 2020, la compagnie poursuit ces explorations et décide de monter C’est mon jour d’indépendance, de Stéphanie Marchais (sortie prévue en 2021). Dans ce monologue théâtral, la protagoniste Angèle nous livre le récit intime de sa vie. Entre anecdotes et petits riens, ce récit très personnel touche pourtant à l'universel, et s’inscrit donc parfaitement dans la démarche de la compagnie.

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Bio de Steph (la comédienne)

Après quelques années de théâtre en amateur, Steph découvre le clown en 2010 auprès de Claudia Nottale, qui l’accompagne dans la naissance de son personnage Marguerite d’Amour et de son solo Le grand huit, une tentative de conférence sur les émotions qui sera jouée une centaine de fois entre 2016 et 2019.

 

En parallèle, Steph continue de se former au clown (Gabriel Chamé, Arno Coquelin, Noëlle Dalsace, Hervé Langlois, Cédric Paga, Tom Roos), au théâtre (Thierry Pillon, Françoise Thyrion, Michel Valmer) et aux pratiques corporelles (mime  corporel avec Célia Dufournet et Thomas Leabhart, théâtre physique avec le Collectif Petit Huit), avant de rejoindre le Théâtre Lila, à Nantes, sous la direction d’Agnès Jobert.

En 2019, Agnès lui confie le rôle de Bernarda dans La maison de Bernarda Alba, de Federico Garcia Lorca.

 

Après avoir interprété cette mère tyrannique qui séquestre ses cinq filles suite au décès du patriarche, C’est mon jour d’indépendance arrive comme une suite logique, un effet miroir : prisonnière de sa relation avec sa mère après la mort de son père, la protagoniste Angèle pourrait être la sixième fille de Bernarda.

Bio de Marguerite (la clowne)  

1978 : naissance de Steph quelque part en Bretagne

1992 : dispensée de cours de gym pour cause de mains moites qui glissent

1993 : découvre le film La vache et le prisonnier  et se prend d'affection pour Marguerite (la vache)

1994 : lit dans le Grand livre des prénoms de son année de naissance que les Stéphanie ont une part de clown en elles

1995 : à l'heure de l'exposé oral du cours d'anglais, hésite entre Le cercle des poètes disparus et Kurt Cobain avant de choisir pour thème « Je n'aime pas parler en public »

1997-2007 : études, voyages et réflexions sur l'avenir

2007 : emménage à Nantes et, après en avoir rêvé des années, ose s'inscrire à un atelier de théâtre

2009 : premier stage de clown

2009-2016 : cherche, trouve, perd et retrouve sa clowne auprès de Claudia Nottale, Gabriel Chamé, Ludor Citrik, Noëlle Dalsace, Michel Dallaire et Christine Rossignol, Tom Roos

2016 : Marguerite d'Amour a sept ans et rêve de grand huit.